Troubles digestifs et causes alimentaires

En finir avec les troubles digestifs grâce à l’alimentation. Découvrez les aliments à éviter et pourquoi ils provoquent des maux de ventre.

La cause alimentaire des troubles digestifsLes dernières recherches scientifiques sont toutes d’accord à ce sujet. L’alimentaire est la cause la plus importante des troubles digestifs. Si l’alimentation peut déclencher toute sorte de maux de ventre, elle peut aussi être la solution pour en sortir.

Les questions qui découlent naturellement de ces affirmations sont :
– Comment l’alimentation peut-elle provoquer des pathologies et des troubles digestifs ?
– Quels sont les aliments responsables ?
– Pourquoi certaines personnes auront juste une petite gêne abdominale alors que d’autres auront des douleurs importantes ?
– Faut-il obligatoirement supprimer ces aliments de notre alimentation ?
– Y a-t-il des risques de carence si on les supprime ?
– Ne va-t-on pas se retrouver avec une alimentation triste et peu variée ?

En guise de première réponse : Pas – de – panique ! Toutes ces questions sont importantes et chaque réponse apportera, je l’espère, une meilleure compréhension de notre fonctionnement physiologie et psychologique. En effet, notre inconscient influence tellement tout ce que nous pensons et choisissons que nous n’imaginons pas à quel point c’est nous-même qui nous enfermons dans des choix alimentaires que nous défendons bec et ongles alors même qu’ils nous nuisent parfois très gravement.

J’ai connu un homme qui menait une petite entreprise de construction et d’installation de châssis en PVC. Il avait réussi à arrêter de fumer malgré le stress et la fatigue dus à son boulot. Il travaillait fort et pour l’aider à tenir le coup physiquement, il a commencé à manger un morceau de sucre de temps en temps. Cela lui donnait un coup de fouet comme il disait, de l’énergie pour travailler. En quelques mois seulement, il en était arrivé à avaler 1 kg de morceaux de sucres par jour, tout en justifiant ses choix avec conviction.

Tout le monde sait que ce comportement alimentaire peut mener tout droit au diabète mais lui ne voyait que l’aspect « Energie » et il n’imaginait pas pouvoir s’en passer sans crainte de ressentir de la faiblesse physique, une vie tristounette sans variété. Son inconscient était parvenu à lui faire croire à ses propres histoires dans le seul et unique but. Lequel ?

Avoir du plaisir rapidement, retrouver du plaisir rapidement pour être rassuré et se sentir en sécurité rapidement. Cela ne vous rappelle-t-il pas notre petite enfance, lorsqu’on hurlait quand on n’obtenait pas tout de suite ce qu’on voulait ?

Pour l’alimentation, nous en sommes bien souvent réduits à peu près au même point que ce chef d’entreprise qui lui, il faut bien le dire, était complètement drogué au sucre.

SucreCocaineCar oui, le sucre stimule réellement les mêmes récepteurs cérébraux du plaisir que la cocaïne, rien que ça.

Le sevrage du sucre entraîne donc également des crises de manque avec des manifestations physiques et psychiques pénibles.

Comprenez bien à quel point nous sommes tous conditionnés de cette même façon par notre inconscient qui nous tire par le bout du nez vers des choix que nous défendons par pure et simple habitude.

C’est notre psychisme également qui va créer un énorme réflexe de défenses intellectuelles, de doutes et de peurs face à un éventuel changement alimentaire. Les neurosciences nous apprennent quelque chose d’incroyable : un comportement habituel, quel qu’il soit, modifie la structure de notre cerveau et cette modification améliore le comportement afin que cela devienne de plus en plus facile ! Par exemple, si on apprend à conduire et que l’on s’habitue à conduire, le cerveau va générer de nouvelles connexions neuronales afin de rendre la conduite presque instinctive. On n’y pense même plus, c’est devenu facile.

A nouveau, pour l’alimentation, nos habitudes sont inscrites dans notre cerveau comme des autoroutes qui induisent, qui favorisent toujours le même comportement. Si j’ai l’habitude de manger quatre gros cookies au chocolat quand j’ai un petit creux, mon cerveau me guidera comme un automate au rayon biscuit quand je suis au supermarché. Et il me guidera comme un automate devant la porte du placard à biscuit quand je suis à la maison.

Nous verrons comment tenir compte de tout cela pour commencer à reprendre progressivement les rênes de notre alimentation et de notre santé. Non, je ne conseille pas de tout changer d’un coup.

LaspalesComme disent Chavalier et Laspales, « Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ! » En général, quand on se refreine trop d’un coup, on tient quelques semaines ou quelques mois et un jour, c’est la débauche.

Ayez en tête aussi qu’un changement alimentaire qui apporte rapidement du mieux-être et qui va dans le sens de la santé, procure également une sensation de plaisir.

Et comme notre psychisme fonctionne intégralement sur le mode « plaisir – récompense », tout nouveau comportement qui lui fournit quotidiennement une dose de plaisir sera encouragé et recherché, ce qui facilite énormément les bonnes résolutions.

Ensuite, lorsque ce nouveau comportement s’est produit depuis 3 mois, c’est le temps nécessaire pour que le cerveau crée de nouvelles connexions neuronales qui vont former une « autoroute de comportement», une nouvelle habitude sera installée.

La condition pour que tout cela marche est qu’il y ait du plaisir. Et avant le plaisir, il faut le … désir !

Avez-vous un profond désir de changement ? Un désir qui se moque des craintes, des efforts à fournir et du prix à payer ?

Alors passons à la première question :

Comment l’alimentation peut-elle provoquer des pathologies et des troubles digestifs ?

Avez-vous vu le film de Sean Penn « Into The Wild ? » Le héros qui s’est isolé dans le fin fond d’une forêt, confond deux graines de légumineuses qui se ressemblent beaucoup et consomme malheureusement une grande quantité de la variété toxique. Il souffrira de troubles digestifs violents avant de mourir. S’il n’avait mangé que quelques graines, il aurait eu un mal au ventre, une bonne diarrhée et tout serait rentré dans l’ordre.

Là n’est pas la morale du film. La prise de conscience de ce jeune homme est bien plus heureuse : « Le bonheur n’est réel que s’il est partagé ».

Tout cela pour dire que notre organisme est capable d’encaisser une certaine quantité de toxiques. Il parvient à l’éliminer grâce à un système immunitaire qui réagit en présence d’un corps indésirable : toxique, toxine, microbe, germe, bactérie, virus.

Ce mécanisme est bien connu sous le nom de réaction immunitaire qui déclenche l’activation de cellules tueuses (macrophages, cytokines, etc.) qui vont détruire les intrus. D’autres réactions s’en suivent, en particulier une inflammation dont l’intensité et l’étendue sera fonction de l’intensité de la réaction immunitaire.

L’allergie et l’intolérance alimentaire sont deux formes différentes de réactions immunitaires dont les différences résident dans l’activation des cellules tueuses et la production d’anticorps.

Dans les troubles digestifs, l’une ou l’autre de ces différentes réactions immunitaires est retrouvée.

Mais pourquoi un aliment entraîne-t-il une réaction immunitaire et pas un autre ?

Il faut savoir que certains aliments déclenchent naturellement une réaction immunitaire qui peut être importante ou quasi nulle selon les personnes. Certaines personnes ont une barrière immunitaire digestive efficace alors que d’autres ont une véritable passoire en guise de barrière intestinale. C’est la seule différence entre les personnes qui souffrent du ventre et celles qui n’en souffrent pas.

Le terme de « passoire » est donné intentionnellement pour désigner la perméabilité intestinale des intestins qui présentent une défense intestinale défectueuse.

En effet, un intestin dont le système de défense naturel fonctionne bien présente une paroi dont les cellules sont bien serrées les unes contre les autres afin d’empêcher les corps étrangers de traverser cette paroi et de pénétrer dans l’organisme par le sang.

A contrario une perméabilité intestinale ne remplis plus son rôle de barrière car les cellules sont très espacées les unes des autres à certains endroits. Des fragments alimentaires insuffisamment digérés, des toxines ou des agents pathogènes (bactéries, virus, etc.) parviendront à traverser cette paroi au lieu d’être évacués avec les selles.

Mais nous avons heureusement un autre système de défense dans le sang avec nos anticorps et autres cellules tueuses. En arrivant de l’autre côté de la paroi intestinale, ces corps étrangers vont déclencher une alerte aux envahisseurs. C’est la fameuse réaction immunitaire évoquée plus tôt avec une réaction inflammatoire locale de l’intestin et bien sûr, les troubles digestifs qui s’ensuivent.

Quels sont les aliments responsables de ces pathologies et de ces troubles digestifs ?

Les substances qui favorisent la perméabilité intestinales sont de mieux en mieux identifiées.

La cause alimentaire des troubles digestifs

Les protéines du blé moderne sont les plus fréquemment impliquées dans les réactions intestinales pathologiques. Le gluten est le nom que l’on donne à toutes les protéines des céréales. En réalité, certaines sont toxiques et d’autres ne le sont pas.
De la même façon, les protéines de seigle, d’orge et d’avoine participent également à la perméabilité intestinale.Les protéines les plus toxiques sont celles du blé du moderne, quelle que soit sa forme céréalière ! On en trouve donc énormément sous différents aspects (farines, flocons, couscous, boulgour, etc.) et dans différentes préparations industrielles.

Les produits chimiques de l’agroalimentaire sont tout aussi responsables de ce processus qui mène aux troubles alimentaires.

Mais pourquoi certaines personnes ont juste une gêne abdominale alors que d’autres ont des douleurs insupportables ?

Pour comprendre cela, il faut aller encore plus loin dans la compréhension de notre système immunitaire. On y va ?

En effet, une intolérance extrême au gluten est une pathologie grave appelée maladie cœliaque. Le système immunitaire réagit excessivement et réagit même contre des substances de son propre camp. La réaction inflammatoire importante qui s’ensuit au niveau de l’intestin va finir par détruire les villosités intestinales. Les troubles digestifs associés sont nombreux et majeurs.

Sans villosités intestinales, pas d’absorption des nutriments. Sans absorption, ce sont les carences alimentaires, l’affaiblissement progressif et la mort. En supprimant complètement le gluten, la réaction immunitaire s’arrête, l’inflammation se calme et l’intestin guérit.

Il existe très fréquemment une prédisposition génétique et d’autres facteurs environnementaux. Ces cas représentent 1% de la population, ce qui est déjà énorme.

A un moindre niveau, on décrit de plus en plus des cas de sensibilité au gluten. La réaction immunitaire est beaucoup plus discrète. Certaines cellules tueuses ne sont pas activées, ce qui rend les examens biologiques et autres tests d’intolérance alimentaires muets. L’inflammation induite est faible et les microvillosités intestinales ne sont pas touchées. Cependant, les troubles digestifs sont identiques :

  • Diarrhées
  • Ballonnements
  • Indigestions
  • Acidité gastrique
  • Reflux gastro-œsophagien
  • Fatigue chronique
  • Côlon irritable
  • Anxiété
  • Dépression
  • Douleurs articulaires
  • Maux de tête, migraines

La fréquence des cas de sensibilité au gluten est de 10% ! Et il est probable que ce chiffre soit plus élevé si on tenait compte des personnes diagnostiquées à tort de fibromyalgie ou de spasmophilie.

Comment savoir si on est concerné ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, actuellement, le seul moyen fiable pour diagnostiquer une sensibilité au gluten est d’utiliser la règle du 3×3.

Evitez le gluten durant 3 semaines (en vérifiant bien qu’il ne s’en trouve pas caché dans des plats industriels).

Les symptômes ont disparus ou très nettement diminués ? Reconsommez du gluten durant 3 semaines.

Les symptômes sont revenus ? Arrêtez à nouveau le gluten pendant 3 semaines.

Si les symptômes ont à nouveau disparus ou très nettement diminués, alors aucun doute n’est permis. Vous souffrez d’une sensibilité au gluten.

Pour supprimer complètement les symptômes il faudra définitivement oublier les céréales qui contiennent du gluten.

Cette démarche doit absolument être appliquée avec un autre aliment très répandu : les produits laitiers. Ce n’est pas un scoop. Il est connu et enfin accepté que le lactose n’est pas toléré par 41 %

de la population et qu’il est responsable de maux de ventre chroniques. Il a été mis en évidence également que les protéines du lait, la caséine, avait un effet antigénique au même titre que le gluten.

Lorsqu’on souffre de troubles digestifs fonctionnels ou d’une pathologie digestives auto-immune, il est vraiment conseillé d’éviter les produits laitiers ou en tout cas de ne les consommer qu’occasionnellement.

Chat-laitPar ailleurs, au vu de tous les éléments néfastes pour la santé qui sont contenus dans le lait et les produits laitiers au sens large, mieux vaut se déshabituer rapidement : hormone de croissance bovine, hormones œstrogène et progestérone, graisses saturées, albumine et insuline bovine, antibiotiques et pesticides (même dans les laitages bio), etc.

Et si les symptômes ne sont pas complètement partis ?

Lorsqu’un intestin est malmené de façon importante depuis longtemps et qu’il subit une inflammation chronique parfois très étendue, son niveau de tolérance aux agressions baisse inévitablement. Les microbes, bactéries, virus passent volontiers à travers sa barrière intestinale ainsi que la plupart des toxiques chimiques alimentaires toujours plus nombreux. Tous ces corps étrangers déclenchent en permanence une réaction de défense immunitaire et une inflammation.

La moindre présence de l’un de ces agents extérieurs entraîne toujours la même alerte immunitaire et les mêmes conséquences sur la digestion, rendant l’intestin particulièrement sensible et irritable. Dans cet environnement d’hypersensibilité intestinale, les aliments contenant beaucoup de fibres, et particulièrement des fibres non solubles vont provoquer une irritation supplémentaire que l’intestin ne pourra supporter.

C’est la raison pour laquelle beaucoup de personne identifient volontiers certains aliments fibreux comme étant responsables de tous leurs maux. C’est également pourquoi il est tant conseillé aux personnes qui souffrent du colon ou de l’intestin irritable d’éviter de manger des crudités et de cuire systématiquement leurs fruits. Dans beaucoup de cas, on déconseille la consommation de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots) et de  crucifères (choux, chou-fleur, choux de Bruxelles)

Effectivement, tous ces aliments sont riches en fibres ainsi d’ailleurs qu’en anti-nutriments qui s’opposent donc naturellement à leur digestion. Ne pas les consommer nous prive de beaucoup d’autres nutriments très intéressants mais nous évite également leurs effets néfastes.

Alors que faire pour s’en sortir ?

La bonne stratégie est d’enlever la cause principale, l’épine du pied. Donc commencez la règle des 3×3 avec le gluten pour être absolument sûr et certain qu’il est bel et bien impliqué dans vos troubles digestifs. Cette règle est, il faut bien l’avouer, assez contraignante. Qui aurait envie de reprendre un aliment pendant 3 semaines s’il a observé un mieux-être évident en ne le consomme pas ? Pourtant, c’est un moyen absolument irréfutable devant certaines personnes qui voudraient vous faire douter de votre propre expérience.

Ensuite, il faudra laisser aux intestins la possibilité de se « réparer » complètement et d’éliminer toute inflammation. Donc pendant au moins trois mois, l’idéal serait de limiter au maximum les légumineuses et crucifères OU de les faire tremper préalablement entre 4 et 12h dans de l’eau ET de les faire cuire longtemps pour les rendre beaucoup plus digestes. Pas de crudités pour les fruits, la cuisson peut s’avérer malheureusement nécessaire durant ce temps de cicatrisation intestinale.

Voici une liste des temps de trempage (et de cuisson) recommandés pour les légumineuses :

La cause alimentaire des troubles digestifsEt pour les oléagineux, afin de les rendre plus digestes et qu’ils nous délivrent tous leurs excellents nutriments :

La cause alimentaire des troubles digestifs

Si possible, il faudra consommer autant que possible des produits Bio pour éviter la toxicité des produits chimiques.

Après les 3 premières semaines, il est intéressant d’agir avec des massages profonds sur les intestins. L’objectif est de leur redonner une mobilité normale en stimulant l’élasticité des tissus (muscles lisses et fascias), en libérant les adhérences qui que sont formées suites aux inflammations et en relâchant les racines profondes des enveloppes des organes pour libérer leur vascularisation.

Ces massage offrent une immense sensation de mieux-être, de légèreté dans le ventre et favorisent le retour vers d’un système digestif plus performant, plus « jeune ».

Les techniques d’automassage profond du ventre sont donc toutes indiquées.

Après le délai de trois mois, l’intestin a retrouvé un calme qu’il ne connaissait plus depuis longtemps. Son système immunitaire est au repos, il n’y a plus d’inflammation, il s’est cicatrisé et il a retrouvé une aisance et une circulation normale. La mémoire cellulaire est bien entendu toujours présente. A la moindre présence d’une protéine de blé, la guerre recommence, mais parois intestinales ont maintenant un seuil de tolérance plus élevé.

Les fibres alimentaires naturelles des légumes, crucifères, crudités et fruits peuvent être réintroduites progressivement. Il faudra que le système digestif relance les sécrétions d’enzymes responsables de la digestion de ces fibres et que le colon développe une flore bactérienne capable de les dégrader complètement. Laissez-lui un peu de temps.

Bien sûr, il existe beaucoup de petit « trucs », des tisanes, des aliments amis du ventre qui aident à digérer et il ne faut pas s’en priver.

Faut-il obligatoirement supprimer ces aliments de notre alimentation ?

La réponse est Oui ! Et particulièrement pour le blé moderne, qui a subi de multiples mutations au cours de ces dernières décennies. Les nouvelles protéines ainsi créées contiennent un bagage génétique totalement anormal dont l’innocuité sur la santé n’a fait l’objet d’aucune recherche avant d’être lancé à la consommation. Nous savons maintenant que ces protéines sont peu ou pas acceptées par notre organisme et que les réactions immunitaires sont au mieux latentes, au pire gravissime.

Ainsi, même pour une personne qui ne souffre d’aucun trouble digestif apparent, l’arrêt des protéines céréalières (gluten) améliore l’activité de son système immunitaire et sa perméabilité intestinale. Sur le long terme, c’est un gage de meilleure santé.

Ne va-t-on pas se retrouver avec une alimentation triste et peu variée ?

Alimentation tristeConnaissez-vous l’expression « On ne lâche pas la proie pour l’ombre » ? Elle parle en réalité de notre inconscient. Vous savez cette partie cachée de l’iceberg qui représente 80% de ce que nous sommes, ce que nous pensons, croyons, décidons et faisons.

Imaginez à quel point cet inconscient qui nous domine, va réagir lorsqu’il s’agit d’un besoin fondamental, archaïque, vital : la bouffe ! Attention, là ça ne rigole plus. Pas question de se laisser faire comme ça. Toutes les bonnes raisons et toutes les mauvaises craintes vont surgir immédiatement pour qu’on ne lui retire surtout pas le pain de la bouche, même s’il y a du gluten dedans.

Cette réaction est parfaitement humaine. Et pour calmer ce dragon d’inconscient, il faut que la raison soit rassurée, qu’une première expérience heureuse soit réalisée pour confirmer la raison puis une deuxième, une troisième, etc. afin que de nouvelles habitudes soient installées. C’est donc une approche douce, réfléchie et progressive qui mènera au succès, avec de préférence un entourage bienveillant.

Très concrètement, le pain que nous connaissons actuellement si bien, n’est qu’une simple habitude culinaire. C’est un plaisir qui peut être remplacé par un autre et qui contient le même apport nutritif. Pour ceux qui tiennent absolument à avoir du « pain » pour accompagner leur repas, il existe différentes farines qui peuvent donner du pain: farine de Sarrazin, de mais, de pois chiche, etc. qui ne contiennent pas de gluten.

Concernant les produits étiquetés  » Sans gluten « , Gluten free « , etc., mieux vaut les éviter car outre leur prix exagéré, ce sont des produits traités à base de farines de mauvaise qualité. Leur ingestion entraîne une forte montée de la glycémie (glucose sanguin) avec comme conséquence une importante sécrétion d’insuline par le pancréas. Si c’est exceptionnel, cela ne pose pas de soucis. Si cela arrive trois, quatre, six fois par jour, pendant des années, les risques pour la santé s’élèvent nettement.

Si c’est nécessaire, ces changements alimentaires peuvent nécessité un phase d’éducation et d’apprentissage afin de savoir comment respecter nos besoins en protéines , en glucides et en lipides et avec quels aliments les apporter pour avoir la meilleure qualité.

Il existe beaucoup de livres qui parlent d’alimentation et qui proposent des recettes de cuisine. Mais voici ceux que je recommande pour suivre une alimentation exempte de gluten et de produits laitiers et qui respectent également un index glycémique faible :

Quatre saisons sans gluten et sans lait – Thierry Souccar

A table ! Sans gluten & sans lait – Christine Calvet

L’alimentation sans gluten ni lactose et sans légumineuses correspond à l’alimentation Paléo. Voici quelques références :

L’assiette paléo – Christophe Bonnefont

Je me mets au paléo – Aglaée Jacob

Et pour aller encore plus loin, le végétarisme, le végétalisme et le végan, voire le cruvégan sont des pistes à explorer également.

Mais chaque chose en son temps. Commencez par arrêtez les glucides à index glycémique élevés.

Ensuite supprimez les produits laitiers. Si occasionnellement, vous consommez un gratin qui contient du fromage râpé ou du parmesan, la faible quantité de fromage ne vous affectera pas.

Pendant ce temps, préparez-vous à supprimer le gluten en apprenant des recettes de remplacement, ce qui vous permettra de vous familiariser progressivement à de nouveaux plats.

Ensuite supprimez les légumineuses pendant trois. Pour les autres aliments, prenez des produits Bio et frais autant que possible.

Notez après ces trois mois comment vous vous sentez. Même si vous êtes passé(e)s par des phases un peu difficiles d’adaptation, vous devriez avoir retrouvé un système digestif complètement serein ou nettement plus calme.

Quelles sont vos expériences personnelles ? Laissez-moi vos commentaires ci-dessous.

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