Stress et douleurs d’estomac 2

Pourquoi tout le monde ne réagit pas de la même façon au niveau digestif face au stress ?


Contenu de la vidéo :


Stress et maux de ventreDans la première partie « Stress et douleurs d’estomac 1 » j’ai expliqué comment l’estomac réagit lorsqu’on subit un stress. On a vu qu’il passe toujours par deux phases, une phase de stress et ensuite une phase de réparation. Si vous n’avez pas vu la première vidéo, cliquez ici.

Pendant la phase de stress, en général il y a peu ou pas de symptôme car toute l’énergie du corps est orientée vers les organes qui servent à réagir face au stress: les muscles, le cerveau, etc. et l’estomac, comme les autres organes digestifs sont mis au repos, voir en arrêt.

Par contre, lorsque le stress disparaît, l’organisme bascule dans la deuxième phase, la phase de réparation qui sert à remettre tout l’organisme en état. Et les réparations, si elles sont importantes, passent généralement pas des symptômes très variables.

L’estomac devient souvent douloureux, on peut ressentir comme un nœud ou de réelles brûlures de type ulcère ou encore des reflux gastro-œsophagiens.

Avez-vous déjà remarqué ce phénomène chez vous ? Vous constatez brusquement qu’une douleur apparait dans le ventre sans raison apparente, vous vous dites « Tiens, j’ai dû manger quelque chose qui ne me convenait pas ».

Et c’est possible aussi, l’alimentation est souvent responsable de troubles digestifs. Mais vous êtes-vous posé(e) la question « Qu’est-ce que j’ai vécu comme événement qui aurait pu me stresser, me contrarier, etc? »

Bien souvent, on peut de cette façon mettre en évidence un incident, souvent anodin, à l’origine de d’un stress, d’une émotion et de réactions internes inconscientes qui aboutissent à des maux de ventre.

Pourtant, ceci n’explique pas pourquoi face à un même événement stressant, certaines personnes auront une réaction au niveau de l’estomac alors que d’autres ne ressentiront absolument rien. Et pourquoi certaines personnes auront plutôt des réactions importantes au niveau intestinal avec des coliques ou de la constipation.

C’est vrai, on peut même imaginer qu’avec une autre personne, d’autres symptômes apparaissent dans la même situation, par exemple des nausées, des coliques, des vertiges, une tendinite à l’épaule, etc.

Qu’est-ce qui décide quel endroit va être touché ? Quelle est la logique ?

Stress et maux de ventreN’avez-vous jamais remarqué comme certaines personnes ont parfois des réactions totalement différentes face à un même événement ?

Par exemple en apprenant que son mari la trompe,
une femme peut réagir avec de la colère, en s’effondrant de désespoir ou en tentant de créer un dialogue.

Chaque personne a sa propre corde sensible. Une personne peut sembler complètement inébranlable dans la vie et réagir avec un calme incroyable face à tout un tas d’événements douloureux et s’effondrer complètement en apprenant le décès de son petit chat.

Ce qui compte n’est donc pas l’événement en lui-même mais bien la façon dont nous réagissons. Et plus exactement la façon dont nous vivons intérieurement l’événement. Avec quelles émotions nous réagissons. Et pour aller plus loin, pourquoi ces émotions ? En effet, si on se met en colère dans une situation particulière, on croit toujours que c’est A CAUSE de la situation, mais pas du tout.

La situation n’est que le déclencheur de l’émotion. Et l’émotion n’est que la manifestation de ce qui est réellement ressenti, consciemment ou non.

Alors qu’est-ce qui se passe réellement à l’intérieur ?

En réalité, les émotions sont souvent déclenchées lorsqu’on se sent impuissant, ou indigné, ou offensé ou lorsqu’on ressent de l’injustice, du mépris, que sais-je encore, de l’abandon, de l’inutilité ?

Bref, les émotions, même si elles sont très présentes ne sont pas les plus importantes car elles ne sont qu’une réaction à un ressentis beaucoup plus profond et plus déterminant. Mais aussi beaucoup plus difficile à identifier. Pourquoi ? Parce que c’est justement ça qui est le plus douloureux.

Mais c’est aussi le plus déterminant car ce ressenti va entraîner la réaction d’un organe et pas d’un autre.

Je vais vous expliquer tout ça.

La teneur du ressenti, sa coloration d’injustice, de dégoût, de rejet, etc. génère une forte et profonde énergie interne. Lorsqu’on parle de stress, on devrait parler de ce ressenti-là car c’est lui qui va entraîner une réaction dans l’organisme. C’est à ce stress-là, à ce ressenti-là, que l’organisme va réagir à sa façon à lui et avec ses propres moyens.

Stress et maux de ventrePar exemple, imaginez la situation suivante « Un collègue a raconté des horreurs sur moi à tout le monde au travail ». Le ressenti intérieur est que j’ai vécu un truc vraiment dégueulasse dans ma vie personnelle. C’est en moi et je voudrais absolument éliminer ça.

Là, je nage en pleine phase de stress. Je subi ce stress sans pouvoir l’éviter ni lutter contre. Mon organisme est en état d’alerte et tout mon système digestif est ralentit. SAUF un organe !

Si je ressens une énorme colère contre ce collègue parce que ce qu’il m’a fait est « trop gros à avaler », et que « Ca ne passera pas » et que j’ai très très envie de l’éliminer, de l’éjecter, de le broyer, de le détruire, de le … bref vous m’avez compris.

Alors, il est très probable que ce soit l’estomac qui, en fidèle assistant, essaye de le faire à ma place puisque je ne le fais pas moi-même.

Et comment fait-il pour éliminer, éjecter, broyer, détruire quelque chose ? Et oui, il secrète de l’acide gastrique à gogo ! Vous savez, cet acide hyper corrosif, et dangereux. C’est de l’acide chloridrique quand même !!!

Pas mal comme stratégie pour dézinguer les salauds ! Alors imaginez la quantité d’acide que l’estomac va secréter si je reste dans cet état de stress quelques heures. Bien sûr pour éviter de se digérer lui-même, l’estomac secrète aussi beaucoup plus de mucus anti-acide pour protéger ses propres parois, mais il y a des limites à tout.

take comfort in the arms of his mother10Imaginons maintenant que mon état de stress s’arrête. Soit parce que le collègue a réparé sa bêtise et est venu s’excuser, soit parce que j’ai été me consoler dans les bras de ma tendre et affectueuse épouse … ou au bar avec des potes, peu importe, je pense à autre chose et je me détends enfin.

L’estomac n’est plus stimulé, il ne reçoit plus d’infos du cerveau comme quoi c’est la guerre. Du coup, ben il range les armes !

Il arrête de produire de l’acide et il se détend aussi !

Oui mais voilà, dans l’estomac, l’acide est encore là, et comme il s’est calmé, il produit moins d’acide mais il produit aussi moins de mucus protecteur. Et c’est là que les symptômes apparaissent quelques temps après.

Ces symptômes seront alors des sensations de brûlures d’estomac, éventuellement nocturnes, et éventuellement avec des reflux.

Et en général, on ne comprend pas d’où ça vient puisque l’événement s’est passé il y a longtemps maintenant. Alors on va accuser la bière qui n’était pas fraîche ou pire, le bon petit plat préparé avec amour par la tendre épouse. C’est injuste ! Et c’est elle qui risque d’être stressée après.

Voilà, cette petite histoire illustrait une p
ossibilité de réaction avec l’estomac comme organe cible pour ce type de ressenti.

Mais si le ressenti avait été « C’est vraiment dégueulasse », l’organe susceptible de gérer ce qui est dégueulasse pourrait être le côlon et les symptômes seraient vraisemblablement de coliques par exemple.

En fin de compte, le système digestif va réagir à une agression, si et seulement si :

1/ la situation stressante persiste sans qu’on n’apporte de solution.
2/ Le ressenti profond peut concerner un organe digestif.

Si le ressenti est du genre « Je me sens trop nul, je ne comprends vraiment rien », ce n’est pas vraiment l’intestin grêle qui va pouvoir apporter une solution. Le cerveau par contre, il peut commencer à surchauffer un peu … les maux de tête ne sont pas loin.

Et voilà toute l’histoire. En conclusion, quand une douleur de ventre (ou ailleurs) apparaît, habituons- nous toujours à nous demander :

Stress et maux de ventre– Quel stress ai-je vécu ? Même si c’était pas bien méchant.

– Quelle émotion ai-je eue ?

– Pourquoi ai-je eu cette émotion ? C’est parce que je me suis senti(e) comment au fond de moi ?

– Quelle était le ressenti exact ?

– Ça me fait quoi de ressentir à nouveau ce ressenti ?

Car étonnamment, lorsque le ressenti est dévoilé, les symptômes se calment rapidement. Une émotion monte et quelque chose se produit dans le corps, comme une libération d’énergie qui apaise.

Ces sensations sont bien connues en thérapie, ça s’appelle la prise de conscience. Et cette prise de conscience est non seulement libératrice. Elle permet aussi de découvrir comment nous fonctionnons, à quoi réagissons le plus, à quel genre de stress nous sommes le plus sensibles.

L’avantage de se connaître à ce niveau-là, c’est qu’on peut éviter de passer des heures avec des symptômes inutiles. On peut désamorcer rapidement tous ces processus profonds et éviter de passer de mauvaises soirées à manger des médicaments chimiques qui donnent d’autres symptômes.

Voilà, j’espère que vous comprenez mieux le fonctionnement caché de vos organes digestifs et que vous allez essayer à partir de maintenant de vous rapprocher d’eux pour qu’ils vous dévoilent leurs  émotions et leur ressentis.

N’hésitez pas à me parler de vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

Prenez soin de vous,

A bientôt.

2 Commentaires

  1. Eric Florin (Auteur de l'article)

    Merci pour votre retour. J’espère que la suite vous plaira tout autant.

  2. nina

    C est une video formidable vous avez bien expliquer le stress et les maux d estomac moi personnellement je resens tous ce que vous venez d expliquer je vais esayer de depasser ce stress on attends de nouvelles videos concernant lestomac le plexus solaire et le stress…..merci

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